dimanche 26 avril 2009

Beaucoup d’enfants

Beaucoup d’enfants, dans nos quartiers populaires étaient habillés avec des vêtements, retouchés du grand frère. D’autres avec des vêtements cousus par la mère (ce fut mon cas) ou par une voisine. Ces tissus étaient récupérés sur de vieux vêtements pour en faire des « neufs ».

Que de souvenirs avec ces fameuses blouses grises, en fibres de bois, mélangées, avec quoi ? Mystère ! Raides au lavage ou quand elles étaient mouillées, rêches au toucher comme au porter, nous avions bien souvent des démangeaisons aux avant-bras, si nous ne replions pas un peu les manches de nos blouses.

Nous étions chaussés de toutes sortes de façons, de gros sabots de bois, parfois de grosses chaussures montantes (godillots) récupérées dans les greniers, ou encore de grosses chaussures montantes à semelles de bois, bardées de clous « caboche ». Ces semelles de bois absorbaient l’humidité de la pluie ou de la neige ou se fendaient en deux à l’usage. Mon père avait cloué de petites bandes de tôle (de boite de conserve) à chaque extrémité des semelles, pour éviter qu’elles ne se fendent. Certains parents avaient réussi à se procurer des bottes en caoutchouc synthétique. Où ? Encore un mystère !

On était loin des cartables, de trousses ou de protège-cahiers de grandes marques. Celles-ci n’existaient pas. On nous récupérait le vieux cartable du voisin ou du grand frère. Trousses toute simples, parfois cousues par la mère ou par le cordonnier du coin avec du cuir de récupération. Pour ma part j’avais toujours des trousses, en grosse toile, cousues par ma mère. Mais dans les toutes premières années de l’école primaire, nous avions tous le bon vieux plumier en bois qui faisait du bruit quand on le refermait, bien souvent par plaisir.

Bien après la guerre, l’été, beaucoup de jeunes portaient une forme de « chaussures » tout en caoutchouc, appelées « FIFI » Pourquoi ? Echauffement aux pieds garanti.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire