Au milieu de la cour, pendant les récréations, par moitié, à tour de rôle, les instituteurs, en rond, été comme hiver, surveillaient les gosses.
Rien ne leur échappait, bagarres, bousculades un peu trop violentes, ou les jeux interdits, toupies, osselets, billes, frondes, jets de boules de neige. Car la cour était recouverte de cailloux et c’était, surtout, pour éviter que ceux-ci soient mélangés avec la neige.
Les objets des délits étaient, aussitôt confisqués, les actions belliqueuses étaient, elles aussi, réprimées selon l’âge du « coupable ». Tirage d’oreilles, « bibâches » Textes à copier, ou verbes à faire aux 16 temps, surtout dans les dernières années du primaire.
Les « bibâches » , c’était le pincement, simultané, des deux joues par l’instituteur, il soulevait, le punissable et à la descente, lui collait une gifle en le lâchant.
En cours, il fallait se lever, spontanément, comme un seul homme, en silence, quand le directeur ou autre adulte pénétrait dans la classe.
Toujours, la discipline, la politesse, et le respect des autres.
Pour les chants patriotiques, aussitôt après la Libération en 1944, c’était un rituel, La Marseillaise, Le Chant du Départ, Le Chant Des Partisans, La Marche de La 2éme DB. Ces chants étaient, surtout, appris dans les dernières classes de fin d’études.
Pour la Fête des Ecoles, au début du mois de juillet, nous étions réunis autour du
Monument aux Morts, place du Maréchal Foch, où nous chantions 2 ou 3 chants patriotiques.
Puis nous étions dirigés vers le parc de La Hotoie, après une chorégraphie de masse, nous chantions de nouveau. C’était l’occasion de vérifier nos connaissances en chants patriotiques. C’était assez prenant d’entendre des centaines de gosses entonner ces chants, qui étaient au programme du Certificat d’Etudes.
jeudi 16 avril 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire