Les adolescents de notre époque étaient plus « sportifs » que maintenant. Par la force des choses. Que faire d’autres ? Pas de radios portables, pas d’équipements sportifs. Quand on se réunissait, on faisait un petit match de football, à 3 ou 4 contre 4 ou 5 sur une vague place, un petit terrain ou contre un mur. Malheur aux chaussures personnelles !
L’été, beaucoup de natation dans la Somme, propre en ce temps là, mais c’était interdit quand même. Peu de copains avaient un vélo, même, retapé, reconstitué. On recevais un vélo, quand on réussissait l’épreuve du Certificat d’Etudes, ou que l’on commençait à travailler vers 14 ans, en général, dans les industries textiles ou dans des garages.
Les loisirs, après la guerre, étaient le cinéma, peu cher, dans les cinémas de quartiers,
Une dizaine en tout dans Amiens. Plus les salles paroissiales (3 ou 4) Dans le centre de la Ville, il y avait des salles de cinéma un peu plus huppées que celles des quartiers périphériques.
Pour ceux qui aimaient la lecture, peu de bandes dessinées, mais des auteurs classiques, habituels, Jules Verne, Paul Féval, Edgar Poë, Alexandre Dumas, Pierre Loti, etc. que nous pouvions prendre dans la bibliothèque de la classe.
Balades à pieds avec les parents, ou nous les accompagnions au jardin. Surtout pendant la guerre et on ne pouvait guère quitter Saint Maurice ou ses environs vers le Nord, notre quartier était considéré en Zone Interdite ! Pour passer sur le pont Cagnard, sur le Pont Neuf, près de la place Vogel, sur les ponts aux alentours de la Citadelle, il fallait un laisse-passer ( Ausweiss ) pour les adultes. Quant aux vacances, à la campagne, il était difficile de circuler avec des contrôles de gendarmerie incessants contre le ravitaillement clandestin.
Pour essayer de se rendre à la mer, il était, déjà, difficile de circuler, alors pour approcher des plages, il ne fallait pas y penser, c’était strictement interdit, (Verboten)
Bien après la Libération de la France, les moyens de locomotion étaient très limités et les plages, les blockhaus, les dunes n’étaient pas déminés.
Les adultes n’avaient que deux semaines de vacances, en général, la première quinzaine d’août et reprenaient leur travail, après le 15 du mois. Les jeunes, de 18 à 21 ans qui travaillaient, avaient droit à 3 semaines de vacances et les moins de 18 ans, 4 semaines.
Les adultes n’ayant que ces deux semaines de congés, en profitaient pour essayer de réaliser un peu de travaux dans leur maison, s’ils avaient réussi à se procurer des matériaux, très rares, avec les rationnements. Ceux-ci durèrent bien longtemps après la fin de la guerre.
Peu de gens se déplaçaient, les temps étaient extrêmement durs pour le ravitaillement, on manquait de tout, et le peu, que nos parents trouvaient, était cher, dans nos quartiers populaires, qui ont beaucoup souffert de cette maudite guerre.
jeudi 9 avril 2009
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire