Pendant la scolarité 1947/1948, l’instituteur Joly Ernest, qui commençait pour la première fois, sa classe de fin d’études, présenta, à la fin de celle-ci, 21 élèves au Certificat d’Etudes, 19 furent reçus, dont les premier, deuxième, troisième et cinquième du canton.
Les élèves étaient classés, selon leur moyenne obtenue à cet examen. C’était un honneur, pour l’instituteur et pour l’école que d’être dans les cinq premiers.
Il faut, bien l’avouer, que dans cette scolarité, il y avait des gars exceptionnels, Michel Objois, Jacques Boulanger, Serge Lefebvre, Grenon ?
A la fin des scolarités dans le courant du mois des mois de mai ou de juin, Joly Ernest faisait passer, en blanc, l’examen des concours d’entrée aux différentes écoles secondaires. Ces examens avaient été proposés les années précédentes.
Puis il présentait les meilleurs à ces concours d’entrée.
Société Industrielle, rue Alexandre Fatton.
Centre d’apprentissage de la SNCF, rue de la Délivrance
Lycée
Ecole des Beaux Arts, rue Desprez Si doué pour cela, ( pas moi ).
A charge aux parents d’envoyer leur enfant dans le secondaire de leur choix, s’il avait réussi le concours d’entrée.
Comme je l’écris, par ailleurs, mon père m’avait reconstitué un vélo avec des pièces récupérées à droite et à gauche. A l’âge de 11/12 ans, j’étais, toujours, sur ma bicyclette. Très gosse, très amusette, j’essayais de conjurer, d’oublier les maladies que j’avais subi.
Aussi, l’instituteur Joly Ernest avait dit à mon père ;
Donnez moi le vélo de votre fils, je le mettrais dans mon grenier, sans cela il n’aura, jamais son certificat d’études.
Au cours de l’hiver 1947/1948, annonce d’une grève générale pour les institutrices et les instituteurs et notre magister annonça :
Nous ne faisons pas grève demain.
Le lendemain tous les enseignants et les élèves étaient présents. Sauf trois copains de notre classe. Claude Houbart, Michel Objois et Claude Canchon.
Vers 9 heures, le directeur, Monsieur Homet, vint pour nous surveiller, pendant que notre instituteur s’absentait. Et il revint, peu après, avec les deux premiers élèves, cités ci-dessus.
La tête basse, ils reprirent les cours normalement, l’instituteur était allé les surprendre chez l’un deux, en train de lire des bandes dessinées, au coin du feu. Il y eut des punitions accordées, certainement, mais je ne m’en souviens plus.
Vers 10 heures 30, la porte de la classe s’ouvrit avec fracas, Claude Canchon, fut projeté sur la dernière table, juste derrière moi, par son père, qui colla une sévère raclée, à son fils, devant nous.
dimanche 12 avril 2009
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