samedi 18 avril 2009

Dictées, interro...

Pour la plupart des différentes dictées ou des interrogations écrites, nous passions notre cahier au copain derrière nous, le dernier de la rangée portait son cahier au premier et nous corrigions les éventuelles fautes d’orthographe, de dates d’histoire ou de calcul mental.

Nous corrigions le devoir ou l’exercice du copain qui était devant nous, en écoutant un élève qui annonçait les bonnes réponses ou épelait les dictées.

Après la comptabilisation des fautes, punition, de 30 à 50 fois à copier, le soir après 18 heures. Inutile de dire que je suis resté, bien souvent en classe, jusqu’à près de 19 heures.
Même système de corrections et de punitions pour les questions de géographie et de dates d’histoire.

L’instituteur corrigeait peu de devoirs, mais les contrôlait seulement, sauf, évidemment les rédactions, les dessins ou les fameuses pages d’écriture avec les pleins et les déliés. Très peu pour moi, ces trois rubriques !
Nous avions beaucoup plus d’heures de classe, que maintenant, ainsi que beaucoup de « devoirs ou d’exercices », à réaliser, ou de leçons à apprendre à la maison, surtout le jeudi, nous étions, certainement plus fatigués que les jeunes actuellement, mais nous n’en sommes pas morts pour autant.

Mais, à 14 ans, la très grande majorité des adolescents savait lire correctement, à haute voix, d’une manière audible, avait de bonnes bases, en Français et en calcul, ne faisait pas trop de fautes d’accord avec les verbes ainsi que dans l’écriture des mots compliqués de la Langue Française. Mais, hélas, beaucoup de jeunes étaient, pour différentes raisons, obligés de travailler vers 14 ans et ainsi oubliaient vite leur instruction de l’école primaire.
Aux abords des fêtes de noël ou des vacances d’été, les « grands » de la classe de fin d’études allaient dans les « petites » classes pour lire un conte ou un récit pour les tout petits.
Il fallait lire, distinctement, à haute voix, pour ces jeunes élèves, des textes, avec les liaisons, marquer un temps d’arrêt en fin de chapitre, avec les intonations nécessaires, ce n’était pas évident.

Ah ! Ces pages d’écriture , à la plume, car le premier stylo à bille, que j’ai vu, c’était en 1947 et appartenait à un bon copain, Gérard Caillouet. C’était très onéreux.

On se rappelle, sans nostalgie, sans aucun regret, ces pages d’écriture, en lettres majuscules, tout l’alphabet, à la plume, Sergent Major ou Baignol et Farjon, avec des traits pleins ou déliés, si possible bien réguliers, en tirant la langue, les doigts maculés d’encre.
Ecriture peu réussie, page déchirée et on devait recommencer, le soir même, le jeudi, ou le week-end, comme punition, à la maison.

Quant aux pupitres d’école, qu’il fallait gratter avec des morceaux de verre, puis cirer pour la scolarité suivante. Cela nous obligeait à faire attention, à ne rien renverser. Alors de là, à entailler ou graver dans les tables, il ne fallait, même pas, y songer.

On se souvient, avec le sourire, des crayons à encre, violette, dont il fallait mouiller la mine pour que l’encre marque sur le papier.
Si l’on avait pas de petite éponge à portée de mains, nous humidifions la mine avec la langue. Vous imaginez aisément la couleur de la langue après un usage assez intensif de ce crayon.

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