samedi 11 avril 2009

Pardon, ch’Nesse

Circulant dans un fourgon de police, le père étant flic, vit son fils, déambulant, en centre ville, les mains dans les poches, regardant les vitrines. Lui collant une première raclée dans le panier à salade, il le ramena, manu militari, à l’école.

Je ne me souviens pas des punitions que Claude a pu avoir (certainement ces fameux verbes), mais cela ne dut pas être triste.

Un jour en rentrant en classe à 14 heures :
- Messieurs, asseyez-vous, Messieurs FL et JN restez debout
- Vous vous appelez comment ?
- FL
- Et vous ?
- JN
- Quand vous êtes nés, vous avez donné votre avis pour avoir votre prénom ?
- Non…Non
- Alors, moi, mon prénom est Ernest, je n’y suis pour rien. Mes parents m’ont donné ce prénom, et j’en suis fier !

Il s’en suivi d’un long sermon sur le sujet, leur comportement, et de paroles prononcées.

En écoutant ce sermon, les deux copains pleuraient, jurant que l’on ne les y reprendrait plus. Nous mêmes, nous n’en menions pas large, pas fiers du tout. Nous étions tous confus.

Dans la rue, des jeunes avaient interpellé notre instituteur, avec une chanson que nous avions composée. ( plutôt une litanie ) :
« Nénesse, il a du poil aux fesses
-Il en a plein son pantalon
-Même quand il va à la messe
-Il a l’air d’un con »

Ce n’était pas très fin, nous n’aurions pas gagné avec cette chanson, le concours de l’Eurovision, s’il avait existé. Mais nous n’avions pas 14 ans, et comme tous les gosses, de cet âge là, nous étions assez médisants ou méchants.

Pardon, ch’Nesse, Nessie pour sa femme.

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