Un stade fut créé, Chemin des Carmiers ( Chemin de Vauvoix ) sur des terrains cédés par deux agriculteurs de Saint Maurice, Messieurs Lefort et Vatinet.
Auparavant, les poubelles étaient ramassées par des particuliers et déposées dans leurs champs. Ainsi, ces terrains avaient servi de dépôts à ordures ménagères.
Longtemps, il fut fréquenté par les jeunes du coin, il leur fallait, alors, se mettre en ligne et ramasser les morceaux de verre ou les coquillages, qui remontaient à la surface, suite au ruissellement des pluies, surtout, qu’au début, le terrain était légèrement en pente.
C’est ainsi que fut créé, de nouveau, un club de football, je crois en 1947, le club Michelet, comme avant la guerre. De bons copains de l’école primaire firent partie de l’équipe minimes, Pierre Soufflart, Bernard Manca, Paul Dufossé, les Boitel, les Petit, les Louchet, etc.
A la suite de différents problèmes internes, le club Michelet a disparu pour reprendre peu après sous l’appellation de « Club de l’Union Coop ». Puis devint le « Gallia » avant de disparaître de nouveau, des tablettes du football du quartier, pendant quelques temps.
Il revint au grand jour, dans un club recréé, en 1974, par Jean Bernaud et James Lefèvre. Club, toujours en activité, en 2008, sous le nom de « l’Espoir de Saint Maurice ».
Dans ce club, il y a, depuis le début, aussi, il y a une section de hand-ball qui marche très bien.
Aujourd’hui, le terrain est bien nivelé avec une main courante autour et a changé d’aspect..
Dans les temps héroïques, il y avait un vieux wagon désaffecté, pour tout vestiaire. Les joueurs se déshabillaient, se changeaient comme ils pouvaient. Mais plus la plupart des joueurs, habitant près du stade, arrivaient tout équipé et avec un manteau sur les épaules.
J’étais peu doué pour le football, mais j’adorais cela. J’allais jouer à « l’Olympique Amiénois » rue Jean Moulin. C’était le seul club qui fournissait, gratuitement, tout l’équipement, maillot, short, surtout les chaussures, sauf les chaussettes. Pourquoi ?
Ces chaussettes, je les ai tricoté moi même.
Toujours le manque d’argent, la pauvreté ! Car ma mère, couturière à domicile n’avait qu’un petit salaire et mon père, une petite pension d’invalidité.
Je savais tricoter (et je sais toujours le faire) ma mère m’avait appris pendant ma longue convalescence. Mis à part les cours que l’on me donnait, il fallait bien que je m’occupe.
Quand je venais jouer avec mon club, à Saint Maurice, contre mes anciens copains d’école, nous nous déshabillions, dans l’arrière salle d’un bistrot, « Chez Bébert » rue Terral, juste à côté des « Cycles Duquesnoy ». Dans cet ancien Café, il y eut, par la suite, un fleuriste, fermé depuis peu de temps.
dimanche 5 avril 2009
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