J’ai oublié de raconter un fait marquant.
Ce fut pendant la scolarité de 1946/1947 qu’un instituteur, Monsieur Hénaut, nous visionna des vues stéréoscopiques, en relief, sur des plaques de verre, avec un stéréoscope en bois. Monsieur Hénaut nous présentait ces vues en noir ou marron et blanc.
C’est, ainsi, que pour la première fois, nous avons vu les aiguiseurs de couteaux de Thiers. Les ouvriers étaient allongés sur le ventre pour aiguiser les couteaux, dans l’eau froide
Des chiens étaient allongés à leurs pieds et sur les côtés pour leur maintenir un peu de chaleur.
J’ai vu, aussi en relief, entre autres choses, le Cirque de Gavarnie. J’y ai pensé bien souvent et on pourrait dire que je m’étais fait la promesse d’y aller un jour. Ce fut fait, un peu tardivement, en août 1982, presque 25 ans après.
Dans cette même classe, dans les années d’après-guerre, il y avait, parfois, des séances de cinéma 8 m/m. Les vitres étaient occultées pour la circonstance.
C’étaient très souvent des films de Charlot ou de Laurel et Hardy. Parfois, quelques films de cow-boys « Canadiens » Le héros, Jim Boum ! D’où venaient ces films, Mystère !
Revenons à la classe de fin d’études et aux punitions pour faute de comportement et le tarif était très souvent le même. Un verbe à copier aux 16 temps, dans une phrase, les verbes indicatifs, présent, passé, futur, etc. les verbes conditionnels. les verbes subjonctifs, impératifs. Bref, toute la gamme et cette phrase tenait difficilement sur une ligne. Par exemple
-Je ne bouscule pas mon petit camarade dans la cour de l’école pendant la récréation.
-Tu ne bouscules pas ton petit camarade dans la cour de l’école pendant la récréation.
- Il ne bouscule pas son petit camarade dans la cour de l’école pendant la récréation
-Nous ne bousculons pas nos petits camarades……. !
Et les motifs ne manquaient pas.
La punition était, souvent, à rendre dans les trois jours, sinon, après le double à faire. L’instituteur avait noté les punitions pour ne pas les oublier. Alors, souvent, on passait plusieurs heures à les faire et après cela, nous savions nos conjugaisons.
Très souvent les instituteurs s’asseyaient à la dernière table au fond de la classe pour mieux nous surveiller. Rien ne pouvait leur échapper.
Pourtant ne dit-on pas que les cancres s’épanouissent au fond de la classe ?
La légende est fausse.
Si notre instituteur, Joly Ernest, très sévère, ne pouvait assurer la garde de l’étude jusqu’à 18h30 ou 18h45, pour des raisons personnelles, il emmenait les punis chez lui, au 44 de la rue de Vignacourt. Les punitions se faisaient assis sur les marches de l’escalier, sous la surveillance de son épouse. Cela ne devait pas être facile d’écrire dans de telles conditions, je suppose. Car par chance, je n’ai pas eu ce « déshonneur » vis à vis des copains.
mardi 14 avril 2009
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