dimanche 19 avril 2009

Qui se souvient

Qui se souvient, encore, de ces moments redoutés de calcul mental ou des tables de multiplication de 12, 13, 14, en interrogations écrites ?

Souvenez-vous, encore, des dictées des mots difficiles.
Thym, tain, teint (du verbe tenir) tint (du verbe teindre), laurier-tin.
Seau, sot, saut, sceau, et les villes, Saulx, Sault.
Sain, sein, seing, Saint, ceint (du verbe ceindre).
Et les terminaisons, telles que, fourmi, souris, scie, roussi, mie (de pain), sourit ou souris (du verbe sourire) habit, fournil, semis, outil, sympathie, ortie, etc.

Rappelez vous, aussi, plus difficile, la dictée de mots où il fallait deviner le genre,
Masculin ou féminin, ou les deux genres pour un même mot.
Masculin, hémisphère, catafalque, obélisque, tubercule, après-midi, chrysanthème alvéole, etc
Féminin, alvéole, échauffourée, écritoire, espèce, volute, orbite, épithète, azalée, omoplate etc
avec les accents adéquats, aigus, graves, ou circonflexes, ¼ de faute par accent mal disposé.

Et ces cinq mots (que je me souvienne seulement) qui sont masculins au singulier et féminins au pluriel, Cartouche, Délice, amour, hymne et orgue. Il y en a certainement d’autres !

Les instituteurs nous donnaient aussi des « tuyaux » pour mémoriser des mots tels que
Alléger avec deux L, « ailes » ( pour être plus léger )
Alourdir avec un L ( pour rester sur terre )
Marche à pieds ( bien que la marche se pratique toujours à pieds ) il fallait un S à pieds, car on marche avec les deux pieds. On doit dire, je vais me laver LES mains, car on sait très, bien que l’on ne va pas laver les mains du copain et je ne rappelle plus tous ces « tuyaux »

Vous rappelez-vous des conjonctions de coordination… Mais, où, et, donc, or, ni, car.
Et les comptoirs Français des Indes, Chandernagor, Karikal, Yanaon, Pondichéry et Mahé.

En arithmétique, on se rappelle , des multiplications avec le multiplicande et le multi- plicateur à 5 ou 6 chiffres chacun et les divisions avec un dividende à 6 ou 7 chiffres et le diviseur à 3 ou 4 chiffres et pour corser un peu la chose, avec des 0 ou des virgules, bref, tout pour nous empoisonner la vie. Et les calculettes n’existaient pas en ce temps là. Au fait, vous rappelez, vous cette fameuse règle de trois, que l’on était tenu à ânonner très souvent ? Ainsi que ces fameux robinets qui fuyaient ou de trains qui se croisaient ?

La fille de notre instituteur, Josette Joly, à 10 ou 11 ans faisait les mêmes opérations que nous qui avions, aux environs de 14 ans. Son père était sévère, comme avec nous, d’ailleurs.

C’était un ancien militaire, qui avait passé toute la guerre de 1939/1945, en Afrique du Nord. Il connaissait cette grande région, par cœur, et il avait rapporté de là bas de magnifiques souvenirs, Couffins, coussins, tapis, vues, tableaux, poufs, etc. Notre instituteur était passionné par les trois nations Tunisie, Algérie, Maroc qui sont maintenant indépendantes.

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