vendredi 10 avril 2009

Trois anecdotes

Voici trois anecdotes pour justifier la sévérité des parents, du moins pour moi, vis à vis de l’instruction et de l’école : Devoirs, Leçons, Résultats et présence en cours.

1. Pendant ma scolarité 1947/1948, avec des copains, nous allions très souvent dans un bosquet situé dans le quartier, près du cimetière de la Madeleine.
En grimpant sur un arbre, je suis tombé dans le vide, les épaules touchant le sol, mais je restais suspendu par une fesse à un crochet fixé au bout d’une corde un peu courte. Les copains m’ont décroché. Et je suis revenu avec des difficultés, saignant pas mal, vers chez moi, soutenu par les épaules par deux copains. Une riveraine et sa mère , sur mon chemin, rue Gutemberg m’ont nettoyé un peu la plaie et mis un bandage pour comprimer un peu la plaie.
J’en ai gardé une belle cicatrice derrière la fesse droite
Naturellement au retour, difficile, à la maison, eng…ades sévères par ma mère. Je me suis dit :
-Je ne peux pas marcher, demain et les jours suivants, chouette, pas d’école !
C’était mal connaître ma mère. Très sévère pour tout ce qui touchait l’école. Celle-ci avait une ancienne copine qui habitait à cent mètres de l’école. Ma mère me conduisait à l’école le matin, dans une voiturette ( faite avec des roues de vélos, comme on en voyait beaucoup à l’époque ) et venait me rechercher le soir vers 18 heures 45. Et suprême honte, le matin, nous passions devant l’école des filles
Le midi, deux copains me portaient par les épaules pour que j’aille déjeuner chez l’amie de ma mère et me reprenaient pour le retour à l’école vers 14 heures et ce manège dura une semaine.


2. Un soir de l’hiver 1948 /1949, en sortant de l’école vers 18 heures 30, je me suis
blessé au poignet droit en tombant dans des circonstances que je ne veux pas narrer. Après un pansement sommaire chez des amis de mes parents et de retour à la maison un peu après, j’eus encore droit à des reproches sévères de mes parents.
Le lendemain matin, ma mère et moi montions à l’hôpital pour me faire poser des
points de suture, sous anesthésie générale, ( au chloroforme, c’est vraiment dégueulasse ) et je suis sorti de l’hôpital, le soir même :
- Chouette ! Je ne peux pas écrire, alors pas d’école !
Résultat, mon père a décrété :
-Tu ne peux pas écrire mais tu peux écouter ou apprendre des leçons, alors direction l’école.



3. Quand nous avions à faire une dictée classique ou une dictée de mots difficiles, celles-ci avaient toujours lieu, en ce moment là, au début d’après-midi dans cette même scolarité de 1948/1949. Pendant que nous écrivions, l’instituteur passait dans les allées en dictant et surveillait en même temps nos écrits.
Assis à la droite de la table, j’avais certainement écrit une faute trop flagrante, Joly Ernest en passant, près de moi, me colla un genre de pichenette du revers de la main, derrière l’oreille droite.

Je poussais un hurlement de douleur et le sang se mit à couler derrière mon oreille.
Celui-ci coulait pas mal et tout le monde était paniqué, même moi, un peu impressionné. On m’accompagna chez Madame Hénaut, qui faisait office de soignante ou d’infirmière pour les petits maux. Le directeur vint aux nouvelles.

Avec des pansements, le saignement s’arrêta et on me mit un bandage autour de la tête, on me nettoya un peu les habits du sang qui avait coulait dessus et je repris les cours jusqu’au soir.

L’instituteur me fit une lettre, cachetée, d’excuses que je remis à mes parents le soir même. Ma mère était présente, ainsi que mon père quand je suis rentré, un pansement autour de la tète. Ma mère était confectionneuse à domicile et mon père malade depuis quelques mois, était en longue maladie.

Ma mère était atterrée de me voir avec un pareil pansement. Mon père prit la lettre d’excuses de l’instituteur et après la lecture de cette dernière me fit ce simple commentaire :
-Ne viens pas te plaindre, sinon je t’en colle autant de l’autre côté !
Essayez de vous plaindre, de vous faire consoler. L’instituteur avait toujours raison (du moins avec mes parents).

Ce serait actuellement, à l’époque actuelle, en 2008, quel scandale ! Avec des articles dans les journaux, avec des propos sévères des parents ou des associations de parents d’élèves.

Mais en ces moments là, « Motus »

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