Rappel de nos "traumatismes"
Dates fastidieuses de notre Histoire de France
Telles, les années 800, 1515, 1789, 1805, 1809, Napoléon Bonaparte, Louis XIV, les Cents Jours, Charles X, 1848. Pour ce que cela nous sert maintenant. S’en rappelle-t-on ? J’en doute
Pour ma part pour les trois premières dates que je viens d’écrire, ça va, mais pour le reste de l’Histoire de France, ce n’est pas évident.
Les départements, à apprendre par cœur, avec les préfectures et les sous-préfectures, maintenant, il y a un code postal.
Savoir dessiner, sans modèle visuel, la carte de la France, avec ses fleuves, les grandes villes et ports principaux.( Parfois le résultat n’était pas triste.)
Dessiner de mémoire le département de la Somme avec les principales villes sous- préfectures et les gros bourgs ainsi que les principales rivières. Là, aussi, mes résultats n’étaient pas très probants. Car pour moi, le dessin et le chant étaient, et de loin, les matières pour lesquelles je n’avais pas le plus petit don. Aussi, j’avais régulièrement des notes nettement, en dessous de la moyenne.
Leçon non apprise ! Tarif de punition 3 à 5 fois à copier le texte.
Dates d’histoire, non apprises, tarif, 50 fois à copier chacune.
Quant à l’instruction civique, les maximes étaient écrites, en grosses lettres, à la craie, sur le tableau noir (ou vert) pour le lundi et y restaient parfois deux ou trois semaines. A chaque nouvelle maxime, il fallait l’écrire sur le cahier « du jour ».
Certaines maximes devaient être apprises par cœur. Encore et toujours des leçons.
Exemples :
-Bien mal acquis ne profite jamais.
-Aime ton prochain comme toi même.
-Pauvreté n’est pas vice, etc.
Et voici une pensée de notre instituteur, Monsieur Joly Ernest.
-De beaux habits coûtent chers. Mais l’eau et le savon ne coûtent presque rien.
Je ne me rappelle pas avoir vu des institutrices ou des instituteurs malades
Alors de là, à faire grève !
Certains se mettaient de la pommade dans le nez, d’autres gobaient des œufs frais, ou buvaient de l’huile de foie de morue, comme nous.
On brûlait du papier d’Arménie ou des feuilles d’eucalyptus sur le poêle « colonne » pour embaumer ou désinfecter l’atmosphère de la classe.
vendredi 17 avril 2009
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